Revendications

Revendications

Constat

 

Dans l’écosystème des arts plastiques, le travail est majoritairement invisibilisé et n’est pas rémunéré, ou l’est en deçà de toute décence. D’après le Portrait socioéconomique des travailleur·euses des arts plastiques publié en 2025 par l’Observatoire des Politiques Culturelles, plus de la moitié d’entre iels vivent avec moins de 1 000 € par mois, tous revenus confondus, en Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette situation touche principalement les artistes plasticien·nes, les curateur·ices indépendant·es et les critiques.


Le problème posé par l’intermittence des rémunérations dans le secteur culturel en général trouve une réponse dans le dispositif nommé « statut de travailleur·se des arts ». Or, faute de fixation de rémunérations proportionnelles au travail engagé lors de la présentation publique de leur travail, les artistes plasticien·nes n’ont que très exceptionnellement accès à ce statut (moins de 10 % des bénéficiaires en 2022).


LaFAP demande l’application d’une grille de rémunération lors des expositions, au bénéfice des artistes plasticien·nes et des curateur·ices indépendant·es, ainsi que pour la production d’écrits et d’interventions publiques. Cette grille devrait s’appliquer à tous les lieux subventionnés par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), de manière contraignante dès lors que la structure d’accueil subsidiée emploie au moins une personne.

 

Principe

 

Cette grille de rémunération permet à un·e professionnel·le — ou à une personne en voie de professionnalisation, c’est-à-dire consacrant la majeure partie de son temps à sa pratique — de recevoir une rémunération proportionnelle à son travail et suffisante, lors de la restitution publique de celui-ci, pour lui permettre d’obtenir le « statut de travailleur·se des arts », soit un montant brut d’environ 12 000 € (indexable) sur une période de 24 mois précédant la demande.


L’artiste, par exemple, qui participe à trois expositions publiques en 24 mois démontre un travail régulier et de qualité dont les résultats sont partagés publiquement. En retour, iel doit bénéficier d’une rémunération qu’iel peut valoriser pour l’obtention du « statut de travailleur·se des arts ».


Ce Calculateur s’inspire de plusieurs mécanismes déjà mis en place dans d’autres pays et se distingue du calculateur flamand par sa méthode de valorisation des droits de monstration. Depuis 2026, il s’est enrichi de L’Addition, un outil militant conçu par Amélie Berrodier en collaboration avec laFAP qui, en complément du Calculateur, permet de rendre visible le manque à gagner supporté par les artistes et curateur·ices lors de leur participation à des expositions ou événements.

Le Calculateur

Le Calculateur

ARTISTE

 

Le Calculateur de rémunération est un outil développé par laFAP qui permet de générer des devis personnalisés afin d’assurer une rémunération juste du travail artistique. Il s’adresse aux artistes, aux curateur·ices et aux opérateurs culturels qui souhaitent budgétiser leurs projets d’expositions, de conférences, de performances, de rédaction de textes, de résidences ou d’actions de médiation. Une fois le devis établi, vous avez la possibilité de compléter votre estimation en comparant le budget avec les montants proposés par les structures organisatrices via L’Addition.

Informations sur le projet

i

Informations sur le projet

Informations sur la structure organisatrice

Rémunération des droits de monstration

i

La rémunération des droits de monstration compense le travail invisible engagé en dehors des expositions ou événements : recherche, création et production en amont, nécessaires à la réalisation de projets de qualité.

  • i

    Renseigner la surface totale de l’espace d’exposition pour l’ensemble des artistes exposé·es.

  • i

    En cas de collectif, compter un·e seul·e artiste dans cette catégorie. Vous pourrez ensuite rajouter des jours de travail supplémentaires dans les catégories suivantes.

  • i

    Correspond au pourcentage de nouvelles pièces réalisées pour l’exposition. S’il s’agit de l’adaptation d’une pièce existante, il est possible de le valoriser à hauteur de 50%.

  • i

    Indiquer le nombre de jours.

Total rémunération des droits de monstration 0.00

Base de rémunération du travail

  • i

    Faute de Commission paritaire pour les travailleur·euses des arts plastiques en Fédération Wallonie-Bruxelles, le montant proposé se base sur un minimum d’application permettant d’atteindre les revenus nécessaires à l’obtention et au renouvellement du statut de travailleur·euse des arts. Ce montant peut être augmenté en fonction de l’expérience et du niveau d’études.

Rémunération du travail

i

Définit la rémunération appropriée en fonction du nombre de jours (1) ou de demi-journées (0,5) consacrés à la prestation. Une journée de travail correspond à 7,6 heures selon la législation du travail belge.

  • 0.00

    i

    Nombre de jours consacrés à la préparation du projet (exposition, résidence), de sa conception à sa réalisation, en passant par la production. Pour une exposition personnelle, il est recommandé d’indiquer au minimum 5 jours.

  • 0.00

    i

    Nombre de jours consacrés à la budgétisation, à la comptabilité, à la contractualisation, à l’archivage, à la recherche de fonds, à la gestion, aux rendez-vous de travail, aux visites d’atelier, à la rédaction d’e-mails, etc.

  • 0.00

    i

    Nombre de jours dédiés à la rédaction de textes (cartels, feuilles de salles, catalogue, etc.).

    Compter une journée de travail pour une page (env. 1500 signes espaces compris) afin de s'aligner sur les recommandations de la Société civile des auteurs multimédia belge (SCAM). Cette dernière recommande un forfait minimum de 150€ par texte puis 150€ par tranche de 2500 signes.

    N.B. Une partie de la somme peut faire l’objet d’une note de droits d’auteur·ice.

  • 0.00

    i

    Nombre de jours de travail pour la création de contenu pour les réseaux sociaux, newsletter, etc.

    N.B. Pour toute diffusion d’images de vos créations par des tiers (supports web ou papier), il convient de négocier un contrat de concession de droits d’auteur·ices.

  • 0.00

    i

    Nombre de jours dédiés à installer et désinstaller les œuvres.

  • 0.00

    i

    Nous recommandons de compter ½ journée (0,5) pour la présence effective le jour de l'événement.

  • 0.00

    i

    Performances, conférences, lectures, visites guidées, ateliers, etc. Compter au minimum ½ journée (0,5) pour la présence effective le jour de l'intervention. Ajouter du temps de préparation si nécessaire.

    N.B. seules les prestations artistiques sont valorisables pour l’obtention du statut de travailleur·se des arts. L’enseignement et les activités pédagogiques en sont exclu·es.

  • 0.00

Total jours 0

Total rémunération du travail 0.00

Frais hors rémunération

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Correspond aux autres dépenses qui sont à distinguer de la rémunération. Les montants doivent être indiqués en euros (€).

  • i

    Tous les frais nécessaires à la production du projet (achat et location de matériel, prestations externes, etc.).

  • i

    Déplacements nécessaires à la production, la conception, l’organisation et la médiation du projet.

  • i

    Doit comprendre une assurance ‘Clou à Clou’.

Total jours 0

Total frais hors rémunération 0.00

TOTAL HT 0.00 €

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Le Calculateur

Le Calculateur

CURATEUR·ICE


Le Calculateur de rémunération est un outil développé par laFAP qui permet de générer des devis personnalisés, pour une rémunération juste du travail artistique. Il s’adresse aux artistes, curateur·ices et opérateurs culturels qui souhaitent budgétiser leurs projets d’expositions, de conférences, de performances, de rédaction de textes, de résidences, ou d’actions de médiation. Une fois le devis établi, afin de compléter votre estimation, vous avez la possibilité de comparer le budget avec les montants proposés par les structures organisatrices via L’Addition.

Veuillez d'abord remplir le formulaire artiste.

Base de rémunération

  • i

    Faute de Commission Paritaire pour les travailleur·ses des Arts Plastiques en FWB, le montant proposé se base sur un MINIMUM d'application pour atteindre les revenus nécessaires à l'obtention et au renouvellement du statut de travailleur·euse des arts. Ce montant peut faire l'objet d'une augmentation en fonction de l'expérience et du niveau d'étude.

Rémunération

i

La rémunération comprend l’élaboration du concept curatorial, le choix des artistes, la participation aux réunions, l’administration du projet et le suivi de production jusqu’à la désinstallation des œuvres. Le calcul s’effectue sur la base d’une journée de travail soit 7,6h / jour ou 38h effectifs / semaine en Belgique.

  • 0.00

    i

    Comptabilise une 1/2 journée de travail minimum par artiste exposé. À compléter sous Droit de monstration dans l'onglet Artiste du Calculateur.

  • 0.00

    i

    La rédaction d’un concept d’exposition peut faire l’objet d’une cession de droits d’auteur·ice.

  • 0.00

    i

    Recherches de fonds, rédaction de conventions, contrats, comptabilité, etc.

  • 0.00

    i

    Nombre de jours dédiés à la rédaction de textes (cartels, feuilles de salles, catalogue, etc.).

    Compter une journée de travail pour une page (env. 1500 signes espaces compris) afin de s'aligner sur les recommandations de la Société civile des auteurs multimédia belge (SCAM). Cette dernière recommande un forfait minimum de 150€ par texte puis 150€ par tranche de 2500 signes.

    N.B. Une partie de la somme peut faire l’objet d’une note de droits d’auteur·ice.

  • 0.00

    i

    Si ce n’est pas pris en charge par l’opérateur culturel.

  • 0.00

    i

    Il s’agit du nombre de jours passer par le·la curateur·ice à installer / désinstaller les œuvres dans l’espace d’exposition. S’il s’agit de ½ journées, mettre 0,5 et si c’est entièrement pris en charge par la structure d’accueil mettre 0.

  • 0.00

    i

    Nous recommandons de compter ½ journée (0,5) pour la présence effective le jour de l'événement.

  • 0.00

    i

    Performances, conférences, lectures, visites guidées, ateliers, etc. Compter au minimum ½ journée (0,5) pour la présence effective le jour de l'intervention. Ajouter du temps de préparation si nécessaire.

    N.B. seules les prestations artistiques sont valorisables pour l’obtention du statut de travailleur·se des arts. L’enseignement et les activités pédagogiques en sont exclu·es.

  • 0.00

Total jours 0

Total rémunération 0.00

Hors rémunération

i

Cette catégorie permet de lister les frais annexes qui sont à distinguer de la rémunération.

  • i

    Tous les frais nécessaires à la production de l’exposition dont les frais de prestataires.

  • i

    Déplacements nécessaires à la production, la conception, l’organisation et la médiation de l’exposition.

Total jours 0

Total hors rémunération 0.00

TOTAL HT 0.00 €

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Charte

Charte

 

Le Calculateur de rémunération est structuré en trois parties distinctes : les droits de monstration, correspondant à une rémunération forfaitaire pour la présentation publique des œuvres ; la rémunération du travail, calculée en fonction du nombre de jours dédiés au projet ; et les frais hors rémunération, qui regroupent les frais de production, de transport ou de déplacement, à distinguer de la rémunération.

 

Principes

 

Dans tous les cas, les frais de production, de déplacement, d’hébergement, les per diems et le transport des œuvres sont distincts de la rémunération.
 

La rémunération comprend une somme liée à la présentation publique des œuvres sur le modèle des droits d’auteur·ice (droits de monstration), ainsi qu’une rémunération pour la conception du projet, son administration et sa coordination, la rédaction de textes, la communication, le montage et le démontage, la présence au vernissage et à la conférence de presse, les interventions publiques et de médiation, ainsi que tout travail nécessaire au bon déroulement du projet — calculée sur la base d’un montant brut par jour, hors TVA.
 

Le montant de la rémunération fait l’objet d’un accord contractualisé entre l’employeur et le·la travailleur·se de l’art.

 

Droits de monstration

Les droits de monstration constituent un revenu mobilier sur le modèle des droits d’auteur·ice et sont assimilés aux droits de communication (article XI.165, § 1er, 4e alinéa du Code de droit économique belge). Ils permettent à l’artiste de demander une rémunération forfaitaire dans le cadre d’une présentation publique de son œuvre par un·e tiers·e.
 

La rémunération des droits de monstration est calculée en fonction :
 

  • de la dimension des lieux d’exposition, selon plusieurs paliers allant de plus de 10 m² à plus de 200 m² ;
  • du nombre d’artistes impliqué·es ;
  • du pourcentage de nouvelles œuvres réalisées pour l’occasion ;
  • de la durée de l’exposition.
     

Cette rémunération forfaitaire compense le travail de création de l’artiste, difficile voire impossible à quantifier — notamment la recherche et la production menées en dehors des expositions ou événements auxquels iel participe, mais essentielles à la réalisation du projet — et s’applique dès qu’une présentation publique d’une œuvre a lieu, qu’un travail additionnel soit nécessaire ou non.
 

N.B. Facturés comme droits d’auteur·ice, les droits de monstration ne constituent pas un salaire et n’ouvrent pas de droits sociaux. Ils ne donnent pas accès au chômage ni à l’allocation du travail des arts qui y est affiliée. Ils permettent néanmoins d’obtenir ou de renouveler l’Attestation du Travail des Arts.

 

Rémunération du travail

 

Toute collaboration doit faire l’objet d’un contrat de travail, sur la base d’un décompte horaire prévu ne pouvant être inférieur à un jour de travail. La conception du projet ne se confond pas avec la conception des œuvres. Il s’agit du travail pris en charge par l’artiste ou le·la curateur·ice pour assurer la restitution publique des œuvres : échanges avec le lieu, les participant·es, participation aux réunions, sélection et emballage des œuvres, interventions publiques, accrochage et décrochage, etc.
 

Les curateur·ices bénéficient automatiquement d’une rémunération minimale correspondant à une demi-journée de travail par artiste. Iel devra ensuite ajouter les journées de travail supplémentaires liées à la conception et à la préparation du projet. La partie relative à la rédaction du projet peut être valorisée en droits d’auteur·ice.
 

Une partie de la rédaction du texte (30 %) peut faire l’objet d’une cession de droits d’auteur·ice.
 

Lorsque la présence de l’artiste ou du/de la curateur·ice est requise (vernissage, conférence de presse, activité de médiation, performance, conférence, etc.), iel est rémunéré·e au minimum pour une demi-journée, voire davantage en fonction du temps de préparation nécessaire.
 

L’exploitation des images et des textes doit, dans tous les cas, faire l’objet d’un contrat de cession de droits d’auteur·ice. Pour tout renseignement complémentaire, veuillez vous référer à la SOFAM.


Hors rémunération

 

Dans tous les cas, les frais de production sont distincts de la rémunération. Ils sont à la charge de l’opérateur culturel qui invite l’artiste, dans la mesure où iel est invité·e à produire de nouvelles œuvres.
 

Les curateur·ices peuvent également engager des frais inhérents à leur fonction : voyages de prospection, achat de documentation, etc.

Statuts

Statuts



Il existe en Belgique trois régimes de travailleur·ses :

  • Salarié ;
  • Indépendant ;
  • Fonctionnaire ;

Le terme « statut de travailleur·ses des arts » n’est donc pas un quatrième statut, mais plutôt un terme courant afin de viser des règles particulières en faveur des travailleur·ses des arts en matière de réglementation du chômage. Les travailleur·ses des arts peuvent exercer sous les deux premiers régimes.

 

Être indépendant·e


Un·e travailleur·se des arts indépendant·e est un·e travailleur·se des arts qui exerce son activité professionnelle artistique sous le statut de travailleur·se indépendant·e. En d’autres termes, l’artiste exerce son activité professionnelle pour son compte et sans être lié·e par un contrat d’emploi ou un statut de fonctionnaire. Sa rémunération se matérialise lorsqu’il établit une facture qu’il adresse à ses client·es. Iel doit  :

 

- s’affilier à un secrétariat social et payer des cotisations sociales (min. 750 € /trimestre quels que soient vos revenus. Abattement possible pour les premiers trimestres) ;

- être assujetti à la TVA et procéder aux déclarations trimestrielles (sauf si régime de franchise) ;

- demander un numéro d’entreprise (banque carrefour des entreprises) ;

- ouvrir un compte bancaire « professionnel », à partir duquel régler l’ensemble de ses frais professionnels et percevoir les paiements de ses client·es ;

- prouver ses connaissances de gestion de base.


NB. Les travailleur·ses ne peuvent pas percevoir d’allocation de chômage ou un quelconque autre revenu de substitution en cas d’absence de travail.

 

Être indépendant·e complémentaire


Un·e indépendant·e complémentaire exerce ses activités professionnelles sous deux statuts distincts :

 

- Salarié / fonctionnaire d’une part ;

- Indépendant·e complémentaire d’autre part.


Cette seconde activité, comme son nom l’indique, est complémentaire de la première (activité principale de salarié·e, ou de fonctionnaire). Il faut donc que l’activité de salarié·e soit exercée au moins à mi-temps (19h/ semaine) et :

 

- s’affilier à un secrétariat social et payer des cotisations sociales tous les 3 mois (min. 70€ / trimestre quelques soient les revenus)

- être assujetti à la TVA et procéder aux déclarations trimestrielles (sauf si régime de franchise) ;

- demander un numéro d’entreprise (banque carrefour des entreprises) ;

- ouvrir un compte bancaire professionnel.


Par exception au principe énoncé ci-dessus, les travailleur·ses des Arts qui bénéficient d’allocations de chômage pourrait exercer leurs activités sous le statut d’indépendant·e complémentaire mais :

 

- iel doit informer l’ONEM de cette activité via le formulaire « C1 Artiste »;

- le montant des allocations de chômage ne sera pas influencé par l’activité d’indépendant·e complémentaire tant que le revenu issu de cette activité ne dépasse pas 10217,30 € net / an (indexable).


NB. Ces revenus ne sont pas pris en compte pour l’ouverture du droit au chômage, pour l’octroi ou le maintien du statut de travailleur·ses des Arts.

 

Être salarié·e


L’artiste salarié·e exerce son activité professionnelle artistique dans le cadre d’un contrat de travail, soit via :

 

- un lien de subordination avec un employeur (par exemple une ASBL, un centre culturel, un·e autre artiste indépendant·e…) ;

- une rémunération qui dépend du temps presté et de la Commission Paritaire. 


NB. En Belgique le régime de base pour un temps plein correspond à 7,6h / jour ou 38h par semaine.
 

Comment se faire rémunérer ?

Facture de prestation 


Lorsque la rémunération est la contrepartie d’une prestation de services exercée en tant qu’indépendant·e à titre principal ou complémentaire. 

 

Calcul :
Revenus bruts

- frais réels ou frais professionnels forfaitaires

- taux d’imposition moyen déterminé en fonction des autres revenus professionnels imposables (par exemple salaire, profits…)

= revenu net

Contrats de travail


Lorsque la rémunération est la contrepartie d’un travail salarié conclue dans le cadre d’un contrat de travail.

 

Calcul 
Revenus bruts

- cotisations patronales (entre 23 et 25 %)

- cotisations employé·es (13,07 %)

- frais professionnels réels ou forfaitaires

- impôt (taux variable en fonction des autres revenus, de la situation personnelle du contribuable, du lieu de domicile)

= revenu net

Contrat “1er BIS”


Lorsque la rémunération est la contrepartie d’une prestation artistique livrée dans le cadre d’une commande et en dehors d’un contrat de travail. Les mêmes déductions sont appliquées que pour le contrat de travail augmenté de la commission du Bureau Social pour Artistes (BSA). Pour faire ce type de contrat, il faut obtenir au préalable l'Attestation du Travail des Arts.

 

Calcul :
Revenus bruts

- revenus bruts charges sociales comprises

- cotisations patronales (entre 23 et 25 %)

- cotisations employé·e (13,07 %)

- commission du BSA

- frais professionnels réels ou forfaitaires

- impôt (taux variable en fonction des autres revenus, de la situation personnelle du contribuable, du lieu de domicile)

= revenu net

 

Contrat de licence de droits d’auteur·ice 


Lorsque la rémunération est la contrepartie d’une autorisation d’exploitation sur une œuvre.

 

Calcul :
Revenus bruts

- forfait légal (50%) de frais ou frais réels

- précompte mobilier (15%)

= revenu net

Note de prestation occasionnelle


Lorsque la rémunération est la contrepartie d’une prestation effectuée à titre exceptionnel, en dehors des activités professionnelles du prestataire et jusqu’à 5000 € /an.

Les prestations occasionnelles visent, par exemple, les personnes qui exercent une autre activité professionnelle à titre principal ou dont c’est la première création. Il s’agit, par exemple, du juriste qui décide d’écrire un roman, même si ce roman connaît un très grand succès, ou du dessinateur de bande dessinée qui écrit un scénario de film ou réalise un documentaire.

Les revenus qui en découlent sont considérés comme revenus divers provenant de prestations occasionnelles.

NB : la perception de revenus divers permet d’éviter de disposer d’un numéro d’entreprise, l’assujettissement à la TVA et au statut social d’indépendant·e.

 

Calcul :
Revenus bruts

- Frais réels

- 33 % (taux d’imposition forfaitaire)

= revenu net

L'Addition

L'Addition


​​L’Addition est un outil militant conçu par Amélie Berrodier en collaboration avec laFAP. En complément du Calculateur, il permet de rendre visible le manque à gagner supporté par les artistes et curateur·ices lors de leur participation à des expositions ou événements. Vous êtes encouragé·es à transmettre les données complétées à laFAP, de manière strictement anonymisée, afin de chiffrer le besoin de refinancement en faveur d’une juste rémunération dans les arts plastiques. L’outil génère également une lettre à destination de l’opérateur culturel permettant, si vous le souhaitez, d’ouvrir un dialogue constructif sur vos conditions de travail. Ces données peuvent également servir aux opérateurs pour chiffrer les budgets nécessaires.

TOTAL CALCULATEUR 0.00 €

Forfait global sans distinction

i

Renseigner ce champ si, dans le contrat ou l'appel à projet, la structure organisatrice annonce un forfait pour l'intégralité du projet, sans distinguer ce qui est dédié au droit de monstration, aux honoraires ou aux frais hors rémunération.

Rémunération prévue pour les droits de monstration

Rémunération prévue pour le travail

  • i

    Forfait annoncé par la structure organisatrice pour couvrir sans distinction spécifique la rémunération du travail.

Frais hors rémunération prévus

  • i

    Forfait annoncé par la structure organisatrice pour couvrir les frais de production, voyage, hébergement, etc.

Total proposé par la structure 0.00

Informations sur la structure organisatrice

Informations sur vous

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Crédits

Crédits


Fédération des Arts Plastiques asbl 
C/o Maxima
Rue du Monténégro 144
1190 Forest BELGIQUE
N° entreprise :  0750590453

info@lafap.be 
www.lafap.be

L'Addition est un outil conçu par Amélie Berrodier en collaboration avec laFAP.
Design et programmation : Luuse
Programmation de l'Addition : Aymen

Font : Venus Acier Light & Baskevol Regular (Bye Bye Binary)

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